Nous ne céderons pas !

Ceux qui, au nom de Daech, ont fait subir à Paris et à Saint-Denis un moment d’inhumanité absolue ne nous feront pas céder. Rien ne peut justifier ces assassinats, ici ou ailleurs. Chacune des victimes vit en nous parce que nous appartenons à la même humanité. Notre solidarité à leur égard et à l’égard de leurs familles est totale. Ce crime est immense mais c’est en continuant à vivre librement et fraternellement que notre réponse sera à la hauteur.

Nous ne sommes pas naïfs : nous savons que ces actes de terrorisme appellent des réponses à la mesure du danger qu’ils représentent. Comme nous savons que le rôle des forces de l’ordre et de la justice est essentiel pour protéger nos libertés. Mais cela ne doit pas nous empêcher de réfléchir aux réponses que notre société doit apporter à ces actes et à celles déjà mises en œuvre.
C’est la démocratie qui est mise à mal quand le Parlement est appelé à délibérer d’un jour à l’autre, sous la pression de l’émotion et les assauts de démagogie de responsables politiques qui cultivent la peur.

Après la prorogation de l’état d’urgence et l’extension des pouvoirs de police, d’autres mesures sont encore annoncées par le président de la République.

 

Chaine  humaine  à  Nantes  pour  sauver  le  climat

Entre  800  et  1000  personnes  etaient  présentes  place  du  Bouffay  en  ce  28  novembre  à  l'appel  du  collectif 44  pour  participer  à  une  chaîne  humaine  pour  sauver  le  climat  et  aussi  pour  affirmer  notre  droit  à  manifester  et  ce  malgré  les  mises  en  garde  des  autorités. Lors  de  cette  manifestation  dynamique  et  bruyante, nous  étions  près  de  30%  d'adhérents  de  "Rezé à Gauche Toute"  bien  présents  au  sein  de  ce  rassemblement  citoyen  mobile.

 IMG 04741

Stop TAFTA

RAGT a déjà eu l'occasion de faire connaître son opposition aux accords de libre-échange, pas seulement celui du TAFTA ave les US, mais aussi celui, en phase de finalisation, du CETA avec le Canada. La plupart de nos objections concernant l'un seront quasiment incluses dans l'autre, qu'il s'agisse du règlement des différends entre Investisseurs et Etats, de la réduction des normes, en particulier phytosanitaires, de la libéralisation des flux financiers et de l'attaque systématique contre les services publics, le du droit de légiférer des Etats et de réglementer des collectivités locales. Ce type d'accord est une attaque contre la démocratie; comme vous le savez, le traité de Lisbonne a confirmé certaines compétences exclusives à l’union européenne, malgré l'opposition majoritaire en France au projet de Traité Constitutionnel, vote bafoué par l'adoption du Traité de Lisbonne.

Les Parlements Nationaux ne peuvent pas légiférer sur ces points et ne peuvent se prononcer que sur des sujets, soit de leur compétence exclusive soit des compétences partagées avec l'Union Européenne, dans le cas d'un accord mixte. L'exemple le plus probant est celui de l'accord qui a été conclus avec la Corée du sud, il est édifiant de consulter le rapport sue lequel ce sont prononcés les députés, deux ans après la mise en activité de l'accord, ils ne se sont pas prononcés par exemple sur le mécanisme de règlement des différends qui est de la compétence exclusive de l'Union.

La signature de ce type d'accord comporte d'autres anomalies, le remplacement du principe de précaution par celui de la preuve scientifique, or nous savons tous ce que ceci signifie lorsque les données étant confidentielles la preuve est fournie uniquement par les industriels. D'autres points méritent attention, le blocage possible de contre -expertise lorsque les tests sur des animaux vivants ont déjà été effectués, ce qui est particulièrement vrai dans le cas des OGM (voir les études du CRIGEN sur ce point).

L'attaque démocratique est encore amplifiée par le fait qu'une éventuelle alternance politique ne pourra rien changer au problème, même si un gouvernement décide de sortir de l'accord, les articles sur la défense des investisseurs et des investissements restent valides 20 ans après la date retenue pour l'initialisation de l'investissement.

Ces accords vont toucher tous les domaines et agir à tous les niveaux décisionnels de l'Etat aux collectivités locales. Dès qu'il y aura appel d'offre, il ne pourra être question, par exemple de favoriser le bio dans les cantines scolaires, puisque ceci pourra être considérer comme une attitude discriminatoire et un obstacle au commerce, les municipalités n'auront pas les moyens de faire face aux actions des multinationales devant les tribunaux arbitraux.

Nous réitérons donc notre appel pour que toutes les entités politiques, municipalités, département, région et Etat s'opposent à ces atteintes à la fois contre nos régimes démocratiques et contre nos politiques sociales et environnementales qui bien qu'imparfaites restent supérieures à celles des US et du Canada, qui ne sont pas signataires du protocole de Kyoto, les US ne sont pas signataires d'un certain nombre de textes du BIT sur les conditions de travail.

En signant ces accords on donnerait aux multinationales la possibilité d'étrangler financièrement les Etats et les collectivités locales, on perdrait le droit de légiférer, quant aux gains qui nous sont si souvent vantés, il suffit de regarder quelles ont été les conséquences de l'ALENA en Amérique du nord. Un pays ne tire profit que s'il augmente ses exportations, un rapport de 2011 de l'Assemblée Nationale concluait qu'au mieux l'accord avec le Canada était une opération blanche ou était favorable au Canada.

Ajoutons, que les dernières réunions de l'Union Européenne, sur l'accueil des migrants dont la Grèce et l'Italie supportent le plus grand poids, qui montrent les égoïsmes individuels des Etats, et sur la Grèce où il semble que le seul but soit de casser un gouvernement démocratiquement élu, réduisent encore un peu plus la confiance qui pouvait rester sur les capacités de négociation de la Commission dans la défense des intérêts européens.

 Et pendant ce temps….

La refonte du dialogue citoyen, pour une approche « plus co-élaborative des citoyens, inventer de nouvelles formes de dialogue pour toucher toutes les catégories d'habitants de Rezé », une participation dès le début aux projets… c’est la direction affichée par la majorité municipale. Tant mieux ! la démarche d‘associer les citoyens dans le projet d’aménagement de la ZAC Pirmil- les Isles semble être la marque de cette volonté. Dont acte ! Mais la localisation à terme de l’aéroport est déterminante.

Alors osons le scénario du maintien de Nantes Atlantique :

Ne perdons pas plus de temps et d’argent inutilement. L’Atelier Citoyen pour l’optimisation de l’aéroport existant regroupant des habitants, des salariés, des experts ont « planché » durant plusieurs mois avec quatre objectifs : réduire les nuisances, préserver l’environnement, accompagner l’évolution du trafic aérien et favoriser le développement économique et les emplois. La restitution publique des travaux a eu lieu en juin. C’est possible et même chiffré ! RAGT a participé à l’Atelier parce que nous croyons à l’intelligence collective et citoyenne.

Puisque nous avons moins d’argent et que nous voulons préserver les terres agricoles et les emplois, nous proposons de faire mieux avec ce que l’on a !

Faites-vous votre propre opinion : consulter le site www.ateliercitoyen.org